De l'ancienne Meya à la nouvelle Meya : exode, fondation et grande mosquée
L'histoire d'un village né de la souffrance, uni autour d'une maison de Dieu
La souffrance au cœur de l'ancienne Meya
Au cœur de l'oasis de l'ancienne Meya, les eaux stagnantes et l'humidité guettaient les habitants, laissant les maladies — au premier rang desquelles le trachome — peser lourdement sur la vie quotidienne de la population.
Au milieu de cette épreuve, se leva l'aube d'un nouvel espoir vers une terre plus saine et plus vaste.
L'exode et la fondation du village d'El Meya
Au mois de Dhou al-Qi'da de l'an 1331 de l'Hégire, correspondant à octobre 1913, une décision historique et courageuse fut prise : quitter l'ancien lieu de vie pour fonder le nouveau village de « Meya ».
Le chemin fut tracé, et la famille « Al-Tahar » (famille de Belgacem ben Nasr) fut le fer de lance, la première à rassembler ses affaires, précédant le reste des habitants pour insuffler la vie à cette nouvelle terre.
La construction de la grande mosquée
Car un village ne trouve son âme complète qu'avec les maisons de Dieu, les volontés se sont unies et les bras se sont soudés. En 1355 H, correspondant à 1936, les habitants du village se sont rassemblés comme un édifice solide, offrant leurs corps et leurs biens, armés de la lumière du Coran.
Sous la supervision et le plan sincère du maître-maçon Al-Tahar ben Ali ben Al-Tahar, le minaret de la grande mosquée s'est élevé pour annoncer que le village de « Meya » n'avait pas seulement sauvé son corps, mais avait bâti pour son âme un édifice rassemblant les cœurs.
Conclusion
D'un exode rendu nécessaire par les conditions sanitaires et de vie, à un nouveau village qui a grandi et s'est enraciné autour de sa grande mosquée, l'histoire de Meya demeure un témoignage de la solidarité et de la foi de ses habitants, et un souvenir éternel pour tous ceux qui ont contribué à cet héritage précieux.